Concepteur multimédia, un métier dépassé?
August 24th, 2009

Clémentine Dauxerre par Eole - Flickr Creative Commons
En faisant, un petit runnnig ce weekend, je réfléchissais à la formation de concepteur multimédia que j’avais effectuée. Etait-ce vraiment une bonne idée, qu’en avais-je retiré, et surtout, le « grand public » comprenait-il vraiment ce terme? Et BANG, lundi matin, je vois un Tweet de Xavier pointant sur un article pile sur ce sujet. Il était temps d’écrire un post.
Il y a 9 ans lorsque j’ai commencé ma formation, je passais mon temps a expliquer ce que voulais dire le « terme » concepteur multimédia. J’ai gardé cette habitude, généralement lorsque je me présente, je dis que je gère des projets multimédia. Puis j’enchaînes directement avec des exemples, je fais du web, de la vidéo. Je gère des projets de sites, je réalise des flyers, je tourne une vidéo. Je ne conçois pas du multimédia. Bien qu’avec le temps, le nom du métier soit rentré dans la tête des gens.
A mon avis, la formation concepteur multimédia, voulait former des directeurs artistiques multimédia ou des chefs de projets. Un poil prétentieux pour des jeunes gens de 22 ans de se nommer comme tel… Je me demande si cette formation a toujours un sens. Les métiers du multimédia se sont tellement développés en 10 ans. Pour chaque branche vidéo/web-designer/web-code un niveau de compétences plus élevé est demandé. Ne faudrait-il pas plus de spécialisation? Des nouveaux métiers apparaissent chaque jour, vous en trouverez un aperçu sur l’article de profession-web. En passant, on n’y retrouve pas de référence au concepteur multimédia.
Concepteur multimédia, un métier dépassé? Ou plutôt un nom inadéquat? En anglais, ne dit-on pas multimedia designer? Petit tour sur Wikipedia:
« Un designer est une personne qui conçoit un produit en harmonisant les critères esthétiques et fonctionnels. » Wikipedia
« Un concepteur est une personne qui imagine et réalise quelque chose. » Wikipedia
Je ne sais pas, mais « designer en multimédia » ou « multimedia designer » sonne mieux à mes oreilles. Et surtout inclu l’idée d’esthétique. nous n’avons quand même pas faire ces heures d’histoire de l’art, de graphisme et de typographie pour rien?
Pour conclure, je pense que le métier existe dans les petites structures où l’on a besoin d’employés polyvalents. Par contre je serais curieux de savoir s’il existe, ne serait-ce qu’un seul concepteur dans un grande entreprise de communication. Des exemples?
Et vous les concepteurs, qu’en pensez-vous? Quel est votre « titre » actuel? Vous présentez-vous en tant que concepteur multimédia?
Tags: emaf, eracom, formation, métier
11 Responses to “Concepteur multimédia, un métier dépassé?”
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Yoan
August 24th, 2009 at 10:44 am
Imagine-toi le calvaire pour ceux qui ont tenté de se lancer avec un titre tel que médiamaticien; ça n’a rien de connu concepteur multimédia a déjà un côté plus fashion mais l’un comme l’autre tente de surfer sur une vague sans forcément réussir à s’y conformer justement. Les écoles se mettent à vendre du rêve elles aussi. C’est peut-être le mot DA très utilisé en France qui serait le plus juste, mais un DA me semble venir du monde du graphisme généralement, puis avec les années il s’oriente vers de gestion. Après quelques années de stages et de photoshoppage nocture. C’est en forgeant que l’on devient forgeron. Ayant visité de l’intérieur quelques “grandes entreprises”; la spécialisation est de mise et la valeur d’une personne vient de là. Toucher à tout est intéressant, mais avoir des connaissances solides dans les bases est plus important selon moi. Une école est là pour nous apprendre à apprendre avant tout. Une personne excellente en programmation viendra très certainement d’un monde à forte dose de mathématiques. L’univers du web force à devenir un touche-à-tout, il n’y a pas besoin d’enseigner ça puisque ça vient naturellement. |
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Corinne
August 24th, 2009 at 12:11 pm
Il m’a toujours semblé, comme toi, que la formation voulait (dans l’idéal) générer des DA: en apprenant à de jeunes gens à connaître les plus grandes ficelles des branches utiles en communication (graphisme, vidéo, web, etc). |
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Yoan
August 24th, 2009 at 12:56 pm
Pour avoir eu des cours de marketing et de gestion (comptabilité); je ne sais pas ce que tu y gagnes ou gagnerais. Au passage, je débarque peut-être mais l’EMAF n’existe-t-elle plus ? Les bases c’est ce qui compte; il faut bien se dire que ça n’est qu’un CFC qu’il faut prendre avec les pincettes et se dire qu’il est là pour ouvrir d’autres portes. Et je parle de portes d’écoles par forcément d’entreprises. |
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Corinne
August 24th, 2009 at 1:33 pm
Je déplore le manque de ces matières dans le cadre du paradoxe que j’expose au-dessus. Si les étudiants finissent spécialistes et employés, ils n’ont effectivement que faire de ces branches. Pour ce qui est d’écoles sup’ ou alternatives, niveau Webdesign on est très mal servis. On pourrait se tourner vers certaines facs américaines, canadiennes ou australiennes qui dispensent des formations plus qu’alléchantes… mais devoir changer de continent n’est pas forcément une option (en tout cas, c’était ainsi il y a 5-8 ans durant ma formation). L’émaf est passée aux mains de l’Etat |
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Yoan
August 25th, 2009 at 8:32 am
On n’est pas chef de projet ou DA au sortir d’une école (pas avec un CFC du moins ni quelques années d’expérience derrière soi). Pour moi, il est vital de savoir faire quelque chose de ses dix doigts avant tout et plus spécialement quelque chose qui ait de la valeur aux yeux d’un tissu économique. L’émaf est morte, vive l’emffr (ça sonne quand même moins bien) Mais nous n’avons certainement pas la même définition de project manager étant donné que je tire la mienne des méthodologies agiles en grande partie. |
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Valentine
August 26th, 2009 at 9:04 pm
Ayant terminé ma formation de ” conceptrice multimédia” cette année à l’Eracom, je peux vous dire que encore maintenant cette formation a d’énorme lacune, mais au fil des années ça s’améliore (me semble-t-il). Le marketing et la gestion de projet ont fait surface. Aujourd’hui j’ai dû expliqué au monsieur qui animait la séance d’info de la caisse chômage. Mon explication est très brève : je fais des sites internet, du graphisme (affiche, logo etc…) des vidéos, des animation. La prochaine fois je penserais au terme de multimedia designer… Au final un cmm sera toujours obligé de se spécialiser. |
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Luisa
December 25th, 2009 at 9:25 pm
Se présenter en tant que CMM n’a effectivement pas de sens, et se spécialiser devient vite essentiel si on veut trouver du job. De mon côté, je me suis spécialisée dans le webdesign + code. Mon poste actuel est appelé “Web producer”. La formation donnée par l’Eracom mériterait d’être renommée, et “multimedia designer” me semblerait déjà plus proche de la réalité… |
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Yannick
October 5th, 2010 at 11:28 am
Bonjour, En effet, mes collègues qui ont effectué leur formation en 4 ans dont une année de stage ont acquis une année d’expérience, le plus souvent en agence et donc connaissent déjà le monde du travail. J’ai adoré la formation de concepteur en multimédia, tout simplement parce que j’ai pu y étudier des matières intéressantes, mais il ne s’agissait au fond que d’un survol de toutes ces matières. La réelle difficulté du concepteur en multimédia, c’est que lui-même ne sait pas comment se définir. Nous sommes des couteaux suisses du multimédias, mais sans spécialisations autant dire que nous ne valons pas grand chose sur le marché actuel du travail. Voilà une année que je travaille et force est de constater que je n’arrive pas à répondre aux exigences de mon entreprise qui veut un développeur et pas un touche à tout. Ma plus grande envie à l’heure actuelle est de reprendre une formation dans l’univers de la 3D et ce que je peux par contre relever comme point extrêmement positif c’est que je pars avec une longueur d’avance sur certains candidats qui n’auront jamais touché cet univers et qui n’ont certainement pas accumuler la culture artistiques que j’ai pu accumuler lors de ma formation. Je pense aussi que pour une amélioration de la formation il faudrait qu’il y ait une spécialisation comme cela se fait dans certaines écoles en Belgique ou en France. 1 à 2 ans de formation commune essentiellement axée sur les connaissances artistiques et la découverte des différents métiers, puis une spécialisation de type bachelor dans un des métiers. |



This entry was posted on Monday, August 24th, 2009 at 10:27 am and is filed under Education. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.